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Terre plate : le problème de l’Antarctique

L’Antarctique ? Un grand mystère pour les platistes. Pour certains, cela n’existe tout simplement pas, pour d’autres, c’est une terre interdite, pour d’autres encore, d’autres continents se cachent derrière, bref, une chose est certaine, l’Antarctique n’est pas telle qu’on voudrait vous le faire croire.

Ce qu’on vous a appris

L’Antarctique est le continent le plus au sud de notre planète (qui est, rappelons-le, un globe). C’est une étendue de terre et de glace, très montagneuse, froide, inhospitalière, située autour du pôle sud et surtout, chose qui arrange bien les platistes, inhabitée.

Le lac Fryxell en Antarctique
Joe Mastroianni, National Science Foundation [Public domain], via Wikimedia Commons

Les terres de ce continent n’appartiennent à personne en particulier. Un traité établi en 1959 « dépolitise » cette zone, en faisant un territoire totalement neutre. Certes, certains « territoires » établis avant 1959 existent encore, comme la Terre Adélie qui se veut de souveraineté française. Mais ce territoire ne relève du droit français… que pour les français. Pour les autres, c’est juste un autre territoire neutre.

Je passe volontairement la découverte de l’Antarctique, qui releva du défi à rallonge, et pour arriver directement à ce que pensent nos amis platistes.

Ce qu’on ne nous dit pas

Pour le platiste, « on nous ment ». Ni plus, ni moins. Mais le platiste sait. Le platiste a des preuves. Le platiste est un scientifique, un explorateur. Ah ben non, en fait. Le platiste base toute son argumentation sur des photos, souvent sorties de leur contexte, et, depuis l’avènement d’Internet et surtout de Youtube, il s’appuie sur des vidéos… se basant elles-mêmes sur d’autres vidéos se basant sur des photos toujours autant sorties de leur contexte.

Alors qu’est-ce que l’Antarctique ? Selon le modèle platiste, l’Antarctique n’est pas un continent, mais une immense barrière de glace à la circonférence de la Terre plate, empêchant les océans de déborder. Cette barrière serait infranchissable, inexplorable, protégée par des militaires participant au complot pour nous empêcher de découvrir la vérité. Et même, pour certains, ce mur dissimule un autre monde avec des continents et même des astres cachés !

Les platistes ne sont pas tous d’accord…

Là où ça ne colle pas

Oulà, il n’y a pas qu’un endroit où ça ne colle pas. En fait, tout leur modèle est incohérent. Le principal souci est que pour le platiste, toute la représentation qu’il se fait de l’Antarctique ne tient qu’à des théories. Jamais un navigateur n’a longé ce mur sur toute sa longueur, ce qui représenterait une longueur totale d’environ 100 000 km. En revanche, des explorateurs qui ont fait le tour de l’Antarctique, ça se fait depuis un siècle et demi, et cela représente une distance bien moindre…

Le mur de glace des platistes existe bien, mais il est loin de faire 100 000 km… Il s’agit de la barrière de Ross, un glacier flottant d’une largeur de 800 km. En tout cas, c’est l’image qu’ils nous servent à chaque fois…

De même, on ne trouve nulle trace d’un explorateur qui se serait retrouvé confronté à un mur infranchissable, repoussé par des militaires. Et pour cause, l’Antarctique est une zone démilitarisée. Les seules bases que vous y trouverez sont des bases scientifiques. Plusieurs explorateurs l’ont même traversé, en passant par le pôle sud, et n’ont rencontré aucune opposition militaire. Le plus célèbre d’entre eux est le très médiatisé Mike Horn, qui, en 2017 a effectué cette traversée en solitaire et sans assistance. Les platistes diront que tous ceux qui ont effectué ces traversées, Mike Horn compris, font partie du complot pour noyer le poisson. Ben voyons.

Mike Horn au Pôle Sud géographique

Allez-y vous mêmes !

Pour ceux qui n’y croient toujours pas, heu… non, rien en fait. Ceux qui sont convaincus de la Terre plate sont pour moi des Siths, passés du côté obscur de la force. Il est trop tard pour eux. Les seuls qui en reviendront se compteront sur les doigts d’une main, comme avec Vador. Mais pour ceux qui sont dans le doute, il y a encore de l’espoir.

Celui, par exemple, de se rendre eux-mêmes en Antarctique. Car, contrairement à ce que prétendent les platistes, l’Antarctique n’est pas une « terre interdite » et non, le traité de 1959 n’en interdit pas non plus l’accès. Les seules activités formellement interdites en Antarctique sont d’ordre militaire, minière et nucléaire. Il est donc tout à fait possible de se rendre soi-même sur place afin de voir le continent de ses propres yeux.

https://global.hurtigruten.com/destinations/antarctica/highlights-of-the-frozen-continent/

Ainsi, des compagnies touristiques proposent des croisières à destination du continent depuis la Patagonie. Le platiste aura alors deux objections : la première est le prix d’une telle croisière, qui avoisine les 8 000€. La seconde est que rien ne vous assure d’être réellement en Antarctique. Vous pourriez tout aussi bien être sur une île quelconque, les îles Shetland par exemple. Et ne vous fiez pas au GPS, une obscure invention des franc-maçons pour vous embarquer dans le mensonge.

Alors allons encore plus loin ! Oublions l’argument du prix. Quand on veut prouver, l’argent n’a pas d’importance, après tout. Je vous propose donc une croisière qui vous emmène de la Nouvelle-Zélande… À la Patagonie ! Bluff-Ushuaia (c’est pas du bluff, Bluff est bien une ville de Nouvelle-Zélande !), un périple de 32 jours à bord de l’Ortelius, pour la modique somme de 27 500$. Attendez, 32 jours ? Pour relier en bateau la Nouvelle-Zélande et la Patagonie ? Selon un platiste, cela reviendrait à 33 000 km, en bateau, en 32 jours ? Sacré bateau, dites donc ! Et oui, cette croisière existe bel et bien, et il est facile de vérifier que vous partez bien de Nouvelle-Zélande et arrivez bien en Patagonie… Ce qui nous ramène à un article précédent : le modèle platiste a un gros souci de distance, qui s’accentue à mesure d’on descend dans le sud…

https://www.expeditioncruisespecialists.com

En conclusion

Une fois de plus, on a deux visions du monde : une vision qui mise sur la Terre sphérique, qui s’appuie sur des faits observables, vérifiables, réalistes, et une vision platiste, fantaisiste, j’ai envie de dire, qui ne s’appuie que sur des hypothèses que personne n’a jamais pu vérifier, et pour cause, puisqu’il s’agit d’un complot mondial… Je vais d’ailleurs revenir très vite sur cette idée de complot, car c’est un réel problème en lui-même…

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