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Terre plate : un problème de distances

Parmi les nombreux problèmes posés par une Terre plate, le premier qui me vient à l’esprit est la cartographie, la configuration des continents les uns par rapport aux autres.

Nous l’avons vu en introduction, la carte utilisée par les partisans de la Terre plate est une projection azimutale équidistante telle que celle utilisée par l’ONU sur son logo.

Bien évidemment, les platistes n’ont ici rien inventé puisque cette projection a été imaginée par Guillaume Postel en 1580. Et bien entendu, l’ONU n’a pas attendu les platistes pour sélectionner cette projection comme logo. On comprendra facilement qu’une projection de forme circulaire représentant tous les pays du globe est une bonne idée de logo pour une telle institution.

Un gros souci de distances

Ce que les platistes ne veulent pas intégrer, c’est que cette projection pose de gros problèmes de respect des distances. Ils ne comprennent pas que ceci n’est en effet qu’une projection et non la réalité. Une projection est une représentation à plat d’une sphère. Cela pose forcément problème, car par définition une sphère ne peut être mise à plat sans déformation.

Et cette projection polaire a la propriété suivante : elle est équidistante sur les méridiens. Ce qui signifie que les distances sont respectées en partant du pôle (le centre) vers le sud (le bord), mais cela implique un non respect des distances suivant les parallèles à mesure qu’on s’éloigne du nord.

Cela est facile à vérifier : regardez la distance qui sépare l’Amérique du sud de l’Australie. On pourrait bien y loger 6 fois les États-Unis, soit près de 30 000 km. Alors que les platistes y croient dur comme fer, n’importe quel marin ou pilote saura vous dire que c’est totalement farfelu, la distance entre Santiago du Chili et Sydney n’étant que de 11 000 km.

Et même en imaginant que les platistes disent vrai et que l’intérieur de l’Antarctique n’existe pas (ce qui est faux bien entendu), le « mur de l’Antarctique », de leur point de vue, existe bel et bien. Or, selon cette carte, il ferait environ 96 000 km. Autant dire qu’un tour de l’Antarctique, comme celui qu’a réalisé le Akademik Trechnikov, un navire russe, en 2017, ne pourrait en aucun cas être réalisé en 3 mois seulement, à moins de naviguer à 44 km/h de moyenne sans jamais faire la moindre escale !

L’expédition de l’Akademik Treshnikov en 2017.

En conclusion

Les platistes ne sont pas plus scientifiques que moi, pour autant ils ne comprennent pas que la carte qu’ils prennent pour acquise n’est qu’une projection et que, comme toute projection, elle apporte son lot de déformations qui peuvent être facilement vérifiées. On ne peut pas tenir compte de cette représentation de la Terre, qui ne peut donc adopter cette forme.

Sources :

1 Comment

  1. Ping :Terre plate : le problème de l’Antarctique – C'est une sphère !

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